Illusion et réalité

             Vous vous rappelez sûrement quand pré adolescente vous rêviez d’avoir enfin ce qui était alors presque l’emblème suprême de la féminité, pour dire que l’on était (enfin !!!) une femme, pensant que de droit logique on entrait alors dans le monde des adultes …. Ah ah ah la belle illusion !

Ah, qu’il fut inconscient ce temps regretté ou nous pouvions aller n’importe ou sans avoir tous les soucis qui en découlent, et  en surplus bien sur de l’idée absurde que l’on serait forcement de mauvaise humeur c’est jour là. Même s’il est vrai que nos hormones s’en retrouve parfois un brin perturbées, on n'en est pas encore arrivé à des sauts d’humeur excessifs et compulsifs systématiquement ces quelques jours ciblé par mois.

Non, mais en réfléchissant, on ne comprend que mieux pourquoi on nous disait qu’on avait bien le temps. Seulement voila à l’adolescence, on vit avec cette impatience et on porte aux propos tenus par des adultes bien peu de considération. Evidemment je parle dans ce cas des propos tenus par des proches pas des discours tenus au college par la colonie d’anciens médecins et infirmières, envoyé par la maison de retraite du coin, nous expliquer le fonctionnement de nos hormones, ni même des profs de bio ou de SVT pour respecter les dernières appellations académiques, qui semble les moins à même de comprendre le dur univers de l’adolescent. D’ailleurs à bien les regarder, on se demande si ces dinosaures de l’éducation sexuelle ont eu une adolescence ou bien s’ils s’en souviennent. Bref qu’importe ce que l’on nous dit à l’époque, on ne souhaite qu’une chose : Voir les Anglais débarquer, quitter l’age des souris gnigni pour celui des rats gnagna. On se ferait presque une joie à l’idée qu’un jour se sera notre tour d’aller prendre rendez-vous chez le Gyneco …. C’est pour dire !

Parce que bon le jour ou ça arrive n'y a pas grand-chose qui change sinon en négatif. Et oui bienvenue dans le monde super drôle des femmes. Ou bientôt pire que des moines XII éme siècle sur le comput [1], on est attentionné comme jamais à compter les jours. D’accord au debout on ne fait pas trop gaffe au retard, c’est pas vraiment super grave mais après lorsque nos hormones à force de nous travailler nous ont amenés dans les bras de pales copie de princes charmants pour mordre à pleines dents dans la pomme et plonger dans le pêché originel sans le moindre scrupule. Et bien là, les choses se compliquent. Alors pour vouloir toujours être plus femmes on se dit qu’il faut juste prendre la pilule. Avec formalité oblige la toute première visite chez le gynéco, c’est marrant comme d’un coup on pas moins envie d’être une femme mais comment pointerait déjà presque l’ombre d’un soupçon de nostalgie de notre préadolescente. On croit alors que nous vraiment libérés ( non on oublie la chanson merci ) mais c’est encore une belle illusion parce qu’avec nos vies de femmes active et ben on est pas à l’abris d’un oubli et hop nous revoilà à l’étude de notre calendrier et avec en prime dans certain cas la joie du test de grossesse (cf. l’article : 2minutes ). Encore une fois, nos souvenirs se plairaient à nous rappeler les joies d’une insouciance passée. Bien sûr je passe les détails sur les superbes vacances camping sauvage que l’on annule, et sur tous les petits désagréments que cela nous apportent parce que si des fois on s’inquiète de leur retard c’est aussi la catastrophe des fois que ça arriverait plus tôt.

Finalement on avouerait enfin que malgré tout ce que l’on a pu en espérer ben la réalité et bien loin du rêve on est pas devenu des femmes à 13 ans et on a hérité des suppléments de soucis et pas les moindre et le tout pour une période de minimum quarante ans, pas de quoi se réjouir sinon du fait que cela nous permettra d’engendrer de superbe modèle réduit à qui l’on dira lorsque qu’elles seront adolescentes  :   "T’as bien le temps ". Un brin déprimant ce schéma dis donc. Aller, on va encore aller se réconforter auprès d’une tablette de chocolat, ça n’apporte pas de soucis enfin presque pas!



[1] du latin computus pour computation, désigne le calcul des dates de fêtes mobiles dans la religion chretienne.



Article ajouté le 2008-03-11 , consulté 29 fois

Commentaires


awielie le 16/03/2008 à 18:19:59
désolée pour le caractère un peu triste de cette citation , mais elle me semble coller au sujet...

j'aimerai avoir 5 ans pour pouvoir encore marcher dans le jardin sans penser à rien, même pas penser à rentrer, je sais qu'on viendra me chercher, qu'on mettra la nourriture dans ma bouche avant même que j'ai faim. Mais ce n'est plus comme ça maintenant... Je ne suis plus dans le jardin, et il faut penser à tout...
Il y a 17 ans, j'avais 5 ans.

"Déjà Mort" Olivier Dahan

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